Faut quelques secondes pour effacer le monde

Prendre la mer
C’est passer de l’autre côté de l’horizon
Pour se perdre de ses chavirements
Et commencer à chercher l’équilibre

Fermer les yeux
C’est se laisser guider par les vibrations
Pour retrouver la beauté des mondes
Et accepter celui dans lequel on vit

Casser les codes
C’est vivre nu, vivre libre, mourir debout
Pour sentir notre corps souffrir et vibrer
Et saigner de l’encre noire des lunes

Accepter nos différences
C’est voguer sur les flots embrumés
Pour apercevoir les dunes, les lacs…
Et délivrer l’espérance qui bouillonne en chacun.

MioModus.

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Cap Horn

Partir à la lumière des océans
Pour ne plus finir de commencer
Le trajet prend tout son sens
L’absence dans ce désir

De vivre l’ultime

Tout se déchaîne
Tout déferle
Tout vibre
Tout vit

Partir à la cime des ciels
Et tout recommencer.

MioModus.

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En pointillé

Telle une ironie du temps
Je m’égare des versants
Sommet ou niveau de la mer
Âpre choix, insaisissable éphémère

C’est l’envol d’une nuée d’étourneaux
Le bruit assourdissant de l’instant
La complainte du présent
La fin de nous, l’ombre au tableau

Au bout du chemin ce soulagement
D’être à nouveau libre et serein
De pouvoir vivre de mes tâtonnements
Et de respirer enfin l’air de rien

Trois petits points tout est dit
Sans jamais esquiver l’abîme
De toutes nos contrées sublimes
Tous ces bonheurs loin de mes paradis…

MioModus.

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Telle une étoffe vacillante

C’est ici ou là
Comme un retour de l’abîme
Des mots, des rives
Le vautour fend les cimes

Un cri dans le silence
Comme le chant de l’absence
Une femme, des larmes
C’est un serpent qui danse (…)

Paris s’illumine
Comme le sel de mes racines
La Seine, les quais
Le carrefour des temps sublimes

Mon corps te dessine
Comme une ombre éphémère
Dans la vie, dans la nuit
Un battement d’elle sur mon sillage

MioModus.

Publié dans Essai, Poésie | 3 commentaires

En faisant du rangement

Les lettres rouges font grandir
Comme on cherche un homme de 50 ans
Et reviennent des souvenirs et des rires
Une certaine nostalgie de ce quai

Des choses à faire après
Des grottes à dénicher
Se déchaîner sur le piano
Donnez-lui la passion !

Cette bouteille à la mer
Faudra la renvoyer
Comme un appel de phare
Une lumière dans la vie

Il fait beau ici dans mon éternité
Mais l’amour ça rend fou
Toujours à la limite du naufrage
A toi ma plus belle déception

MioModus.

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Regarder derrière (mais ne pas se fier aux apparences…)

Un rêve de vie
Comme on touche une étoile
Filant au hasard des dimensions
Peut se perdre ici
Sur ce vieux cahier gris

Après toutes ces années
Les pages viennent à manquer
L’encre devient plus rare
Sur l’oasis de ma passion
Et dans mon pot plus de stylos

Juste des feutres et des crayons
De beaux dessins parfumés
Du rire de mes enfants
De la pâte à modeler aussi
De la gouache et des pinceaux

Ecrire en tapotant sur des claviers
Comme pour inventer ce vent rêvé
Comme le font si bien Voulzy et Souchon
Mais le Bic de Gainsbourg me manque un peu
Même si dans la tête j’ai toujours douze belles dans la peau

C’est bon de vieillir, de respirer
Toutes ces odeurs de livre, de larmes
De dominer à l’envi ses passions
D’écrire très souvent et librement
De conjuguer les ils et les on !

A l’insu du temps
Aux épris de l’amour
Loin du chagrin de la haine
Dans la soif de la découverte
Dans le bonheur absolu d’exister.

MioModus.

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Essai de vie

Sillon de lune
Accroche du temps
Etreinte du rêve
Réveil dans la douleur
Mon corps éclate en mille morceaux
Partout dans l’atmosphère
Des bouts de moi
Je vous retrouve tous
Mes amours du passé
Est-ce le paradis ?
Je ne crois pas, je ne vois pas l’étrange lumière…
Mais c’est ici que je finis

Début de vie
Musique funèbre
Complainte des souvenirs
Nuits de joie
Loin les soirs de peine
Ma cage thoracique se remplit d’air
A toutes mes extrémités de la gaité
Loin des villes et des atrocités
La femme aux douze visages se dresse devant moi
M’ouvre les bras comme on s’aime
Je suis sur l’ile de la vie
Et c’est ici que je définis mes envies

Respirer, retrouver les voiles de la sérénité
Et surtout danser en écoutant les Doors et David Bowie.

MioModus.

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