Feuille du temps

Commencer une page et se dire : « Va-t-on avoir le temps de la finir ? »

Chercher et chercher encore à écrire, à n’en plus finir.

Sur la feuille du temps…

XVIII-XII-MMXI . Le temps s’accélère, la vie se précipite. Le sang parcoure mes veines et l’encre de Chine. Je relis ce que je viens d’écrire et je trouve cela plutôt à la hauteur de mes heures. L’apaisement est dans ce bruit que font mes doigts tapotant les touches de mon ordinateur, de ce compagnon que je hisse à la voilure de mes rêves. A la voilure de mes rêves, oui ! Et, je ne prends même pas la peine d’aller à la ligne ! A quoi bon ? J’ai comme une envie de casser les codes de l’écriture et de composer avec ses lettres une mélodie, une belle et entraînante mélodie : la mélodie des mots. Celle qui navigue à mille heures des casses-pieds, à mille heures des obligations, à mille heures des codes, celle dont je ne sais pas encore comment elle sera, celle qui bouillonne en moi et qui va jaillir telle une étoile sublime !

(Je viendrais noircir la page dans cette rubrique de temps en temps afin de continuer encore et encore à tapoter sur mon clavier)

XX-I-MMXII. Un son mélodieux tel celui d’une nuit d’été à la fleur des pensées quand le sol foule la rive de ton éternité… Au jour, à la nuit, seule ta beauté résiste…

XXIII-II-MMXII. A la recherche des paradis perdus je constelle mon existence – je danse uniquement sous la pluie – pour sentir mon corps en demander encore et encore… Dans l’attente du vague, je laisse mon esprit vagabonder au dessus de la lame, bien loin du fond…Si loin. Par transparence, je vous aperçois tous… Sourire à la vie ! Loin si loin du bruit et de la poudre.

XXIV-IX-MMXII. L’envie soudaine d’être sur un bateau, de voguer sur les flots.

XXIII-XI-MMXII. L’astre se réfugie sous la grande dune, les rives de mon être se calment, la feuille du temps se fige, les ombres de nos arbres dessinent dans nos plaines, nos enfants courent dans la cour, et nos pensées vagabondent : elles bruissent à la mémoire des feuilles égarées, des feuilles envolées…

IV-II-MMXIII. Pas à pas, à l’autre bout, un passage vers l’infini en flot de vie. Un fil immense qui noue l’existence au nu des sens – l’envol, l’intense.

I-VIII-MMXIII. Ciel aux mille couleurs qui efface le sombre reflet du mépris. A toutes ces existences allant dans le même sens toujours un peu plus vite j’ai envie de dire ceci : le frein n’est pas si loin, la vie est une chance – tout n’est-il pas une question de tolérance ? Arrêtez de vivre ou d’écrire votre vie sur un mur ! Au pire et pour les questions de manque :  un message de temps à autre sur un arbre et cette fois, la nature ne vous en voudra pas !

XXIII-X-MMXIII. Se poser dans son salon en regardant Paris et en écoutant Karim Ouellet faire rimer la musique à son époque…

XVII-IX-MMXIV. Chercher l’absolu clarté dans le miroir de l’âme, c’est se rapprocher de l’ombre sensuelle…

IX-XI-MMXIV. Comme un signe sur la cime, je te dessine au large de mes rimes.

XVII-XI-MMXIV. Carrefour des rives  Cap sur mes banquises   Fin des sols, début des sens Le sillon des sentiments Est un doux volcan.

XI-X-MMXV. Ce besoin d’écrire est comme un souffle à la clarté des lunes. Et si ces mots finissaient sur du papier ? Non, c’est trop démodé le papier… Vous lisez sur vos tablettes, vos smartphones… Les librairies et les marchands de journaux disparaissent aussi vite que de nouvelles applications apparaissent pour dicter vos raisons. Je vais donc continuer encore un peu à alimenter la toile de mes écrits sublimes ! Vous devez vous dire : « Et bien, il ne connaît pas l’humilité ce MioModus ! ». A quoi bon être humble ici ? Autant rester moi-même cher lecteur ici perdu dans ma feuille du temps ! Il y a quelque mois que je n’y étais pas venu d’ailleurs, je voyageais à même le vent… J’ai beaucoup lu, beaucoup écouté, beaucoup observé ce monde qui glisse à vitesse vertigineuse vers l’abîme. Saurons-nous chasser les vautours pour revoir les contrées sublimes ?

XI-XI-MMXVI. Inonder l’instant du meilleur de nos moments. J’ai vu dans le ciel ce sourire éternel qui guide mes pas de l’aube jusqu’à toi.

XIX-X-MMXVII. Eructer sur ces écervelés est dans la nuée des temps mauvais. Donnons une chance à ce pays de rêver et demandons à ces infâmes individus de quitter notre sol ! Ecrire à la gloire du bonheur, respirer dans nos champs (biologiques) de blé… Vive la liberté de chanter, danser, baiser et fumer au clair des lunes !

 

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